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    Tara Polaris I

    Tara Polaris I :diagnostic de l'état de santé de l'océan Arctique central

    L'océan Arctique central n'a jamais été observé sur un cycle complet de douze mois. On ignore encore comment la vie y résiste pendant les six mois de nuit polaire. Pourtant cet océan se réchauffe 3 à 4 fois plus vite que le reste de la planète, et le GIEC prévoit la disparition de sa banquise d'été d'ici 2045. Tara Polaris I part pour un hivernage de 9 mois afin de produire, pour la première fois, un diagnostic complet de cet écosystème. Les données seront en libre accès.

    Suivre l'expédition en direct
    9 mois
    d'hivernage dans la banquise
    220
    protocoles scientifiques sur un cycle annuel complet
    12 pays
    30 institutions et 34 laboratoires mobilisés
    © Fondation Tara Océan

    Ce qu'on ne sait pas encore

    L'océan Arctique central n'a jamais été observé sur un cycle complet de douze mois. Personne ne sait comment la vie y traverse les six mois de nuit polaire, ni comment cet écosystème réagit réellement d'une saison à l'autre.

    Ce que Tara Polaris I va produire

    Neuf mois d'hivernage dans la banquise, 220 protocoles scientifiques répétés sur un cycle annuel entier, et des données publiées en libre accès pour affiner les modèles climatiques européens.

    On protège mal ce qu'on ne mesure pas.

    L'Arctique fait face à des pressions croissantes (routes maritimes qui s'ouvrent, ressources convoitées, huit pays aux intérêts parfois opposés), et pourtant les décisions qui l'engagent continuent d'être prises à l'aveugle, sans données complètes sur l'état réel de cet océan.

    Tara Polaris I a été conçue pour combler précisément ce vide. Concrètement, votre don finance :

    Un hivernage complet de 9 mois avec 12 personnes à bord, dont 6 scientifiques

    220 protocoles scientifiques répétés sur un cycle annuel entier, une première mondiale

    Des données en libre accès pour affiner les modèles climatiques européens d'ici 2050

    Le dernier océan qu'on n'a jamais vraiment observé

    L'océan Arctique central couvre 14 millions de km², plus de cinq fois la Méditerranée. C'est le seul océan polaire de la planète, et paradoxalement l'un des moins documentés. Jusqu'ici, aucune expédition scientifique n'a réussi à y mener une observation continue sur une année complète. Les campagnes se sont toujours limitées à une saison, souvent l'été, quand les conditions de navigation le permettent. Résultat concret : on ne sait toujours pas comment le plancton, les poissons ou les mammifères marins qui y vivent traversent les six mois de nuit polaire, ni comment cet écosystème réagit réellement d'une saison à l'autre.

    Gros plan sur la glace de mer arctique
    © Maéva Bardy / Fondation Tara Océan

    Deux mécanismes qui transforment cet océan à grande vitesse

    Cette zone d'ombre scientifique devient urgente à combler pour une raison précise : l'océan Arctique central se réchauffe 3 à 4 fois plus vite que la moyenne mondiale. C'est ce qu'on appelle l'amplification arctique. Un second phénomène, l'atlantification, bouleverse la structure même de cet océan : des eaux atlantiques plus chaudes et plus salées remontent vers la surface et perturbent la stratification naturelle qui protégeait jusqu'ici les eaux froides arctiques.

    Conséquence mesurable : la banquise, qui faisait environ 3 mètres d'épaisseur dans les années 1980, n'en fait plus que 1,5 mètre en moyenne aujourd'hui. Selon le GIEC, elle pourrait disparaître presque totalement en été d'ici 2045.

    Couches de glace successives formant la banquise arctique
    © Maéva Bardy / Fondation Tara Océan

    Chiffres clés

    14 millions de km²

    la surface de l'océan Arctique central

    3 à 4 fois

    la vitesse de réchauffement par rapport à la moyenne mondiale

    1,5 m

    l'épaisseur moyenne de la banquise aujourd'hui, contre 3 m dans les années 1980

    2045

    l'année où la banquise d'été pourrait avoir presque disparu, selon le GIEC

    Pourquoi ce manque de données pose un vrai problème

    L'Arctique est soumis à des pressions environnementales, géopolitiques et économiques croissantes : routes maritimes qui s'ouvrent, ressources qui deviennent accessibles, huit pays frontaliers aux intérêts parfois divergents. Or les décisions politiques et industrielles qui s'y prennent aujourd'hui le sont sans données complètes sur l'état réel de cet océan. On régule un territoire qu'on connaît mal, précisément au moment où il change le plus vite.

    Ours polaires sur la banquise de l'océan Arctique
    © Maéva Bardy / Fondation Tara Océan

    Ce que Tara Polaris I va mesurer concrètement

    Tara Polaris I est la première expédition d'un programme sur 20 ans, Tara Polaris (2026-2046), qui prévoit 10 hivernages consécutifs jusqu'en 2046. Douze personnes, dont six scientifiques, vont vivre environ 9 mois prises dans la banquise, à bord d'une base dérivante de 26 mètres de long et 16 mètres de large conçue pour résister à la pression de la glace. L'équipage sera en liaison vidéo directe avec le Centre de Consultation Médicale Maritime de Toulouse. L'effectif monte à 18 personnes au printemps et en été.

    Au programme : 220 protocoles scientifiques répétés sur un cycle annuel complet, pour étudier pour la première fois en continu l'atmosphère, la glace de mer et l'océan dans leurs interactions. Une mobilisation inédite de 30 institutions, 34 laboratoires et 12 pays rend cette expédition possible : CNRS, CNES, ESA, Université Laval, Institut Alfred-Wegener, EMBL, entre autres.

    Les données récoltées seront en libre accès, pour affiner les modèles climatiques européens à l'horizon 2050 et éclairer les politiques de gouvernance de l'Arctique.

    © Maéva Bardy / Fondation Tara Océan

    Suivez Tara Polaris I en direct

    La base dérive avec la banquise. Sa position et les images de la station sont accessibles en continu.

    Cartographie et position en direct

    Suivez la dérive de la base dans la banquise, heure par heure.

    © Maéva Bardy / Fondation Tara OcéanVoir la position en direct

    Caméra de la station polaire

    Les images de la station polaire, en continu depuis la banquise.

    © Maéva Bardy / Fondation Tara OcéanVoir la station en direct

    Un cycle biologique complet, jamais mesuré avant l'expédition Tara Polaris I.

    Toutes les expéditions précédentes en Arctique central se sont limitées à une saison, le plus souvent l'été. Aucune n'avait jamais suivi cet écosystème en continu sur une année entière, de la nuit polaire aux rotations d'été. Tara Polaris I comble ce vide grâce à une mobilisation inédite : 30 institutions, 34 laboratoires et 12 pays, parmi lesquels le CNRS, l'Université Laval, l'Institut Alfred-Wegener, Sorbonne Université et l'ETH Zurich, avec le soutien du Prince Albert II de Monaco. La station a demandé 5 ans de conception et 18 mois de construction. La Fondation Tara Océan, créée en 2003, détient le statut d'Observateur Spécial à l'ONU.

    « Nous avons absolument besoin d'observations pour mieux comprendre la nature des changements en cours en Arctique. »

    Marcel Babin, co-directeur du programme Tara Polaris (2026-2046) et directeur scientifique de Tara Polaris I

    Partenaires scientifiques

    Partenaires scientifiques de l'expédition Tara Polaris I

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    Questions fréquentes

    Il finance directement l'expédition Tara Polaris I : le matériel scientifique embarqué, la logistique de l'hivernage (nourriture, énergie, production d'eau potable), les salaires de l'équipe scientifique et de l'équipage, ainsi que la diffusion en libre accès des données récoltées.
    Parce qu'il s'agit d'une base scientifique autonome pendant 500 jours dans un environnement extrême : 12 tonnes de nourriture embarquées, 300 litres d'eau potable produits par heure, des chambres froides descendant jusqu'à -52°C, une connexion satellite haut débit fournie par Eutelsat, et 6 laboratoires équipés pour 220 protocoles scientifiques. Le coût moyen d'une expédition est de 6 millions d'euros.
    Tara Polaris (2026-2046) est le programme global, prévu sur 20 ans avec 10 expéditions consécutives. Tara Polaris I (2026-2027) en est la toute première étape : c'est elle que finance votre don aujourd'hui.
    Oui, si vous êtes résident fiscal français : 66% du montant de votre don est déductible de votre impôt sur le revenu (dans la limite de 20% de votre revenu imposable), ou 75% si vous êtes redevable de l'IFI (plafonné à 50 000€ de réduction par an, soit un don maximum de 66 667€).
    Départ de Lorient le 19 juillet 2026, mise en glace en septembre 2026, sortie des glaces en avril 2027, puis rotations de printemps et d'été 2027. La station est conçue pour une autonomie de 500 jours.
    Un correspondant de bord partage l'aventure en continu grâce à une connexion satellite haut débit fournie par Eutelsat. Actualités, images et témoignages sont relayés sur le site et les réseaux sociaux de la Fondation.

    Financez la première année d'observation continue de l'Arctique

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